Du siège de l’opérateur
Quand la croissance ralentit, où la valeur commerciale se bloque-t-elle?
Lorsque la croissance ralentit, le réflexe est souvent de demander plus de prospects. C’est parfois le bon diagnostic. Plus souvent, c’est une réponse commode à un problème commercial plus complexe.
La valeur peut se bloquer à plusieurs endroits. L’entreprise peut viser un marché trop large. L’offre peut manquer de pertinence ou de différenciation. Les rôles de vente peuvent être flous. De bonnes opportunités peuvent ne pas progresser de façon constante. La concentration des clients peut augmenter. Ou l’équipe de direction peut gérer à partir d’anecdotes plutôt que de preuves.
Ces contraintes se ressemblent vues de loin. Les revenus stagnent, le pipeline semble mince, l’équipe est occupée et personne n’a vraiment confiance dans la prévision. Pourtant, chacune exige une réponse différente. Ajouter de la génération de demande à un processus de qualification faible ne fait qu’ajouter du bruit. Remplacer un CRM sans s’entendre sur les définitions commerciales reproduit généralement la même incertitude dans une meilleure interface.
La première étape est le diagnostic. Regardez les faits : où les opportunités entrent-elles et sortent-elles du pipeline, quels segments de clients convertissent et renouvellent, où les marges se créent ou s’érodent, qui prend les décisions commerciales clés et ce que le client achète réellement.
Ensuite, transformez les constats en un petit nombre d’actions avec des responsables, une séquence et des résultats mesurables. C’est ainsi qu’une évaluation commerciale devient une feuille de route de création de valeur, plutôt qu’un rapport de plus.
Il existe une manière très concrète de commencer. Suivez un groupe récent d’opportunités, du premier contact jusqu’au résultat. Lesquelles ont avancé, lesquelles ont stagné, lesquelles ont été gagnées ou perdues? Comparez ensuite ces faits avec ce que l’entreprise croit savoir de son marché, de son offre et de son processus de vente. Les écarts sont souvent révélateurs.
Une entreprise peut, par exemple, dire qu’elle a besoin de plus de prospects alors que les faits montrent que les opportunités qualifiées se perdent parce que l’offre est difficile à expliquer ou que l’équipe n’atteint pas le véritable décideur. Une autre peut croire que le prix est en cause, alors que ses meilleurs clients renouvellent et élargissent leur relation. Le problème est peut-être plutôt que l’équipe de vente poursuit trop de comptes qui ne correspondent pas vraiment.
C’est pourquoi le diagnostic commercial doit traverser les fonctions. La réponse peut se trouver dans la proposition de valeur, la route vers le marché, le leadership commercial, la gestion des comptes, la tarification, les processus ou la relation entre la vente et la livraison. Examiner une seule partie du moteur peut produire une explication convaincante, mais incomplète.
Le plan qui en découle doit être précis. Il doit identifier les décisions à prendre, les capacités à bâtir, les mesures qui montreront les progrès et l’ordre dans lequel le travail doit se faire. Tout ne doit pas commencer en même temps. Chercher à tout transformer d’un coup est un moyen sûr de perdre l’élan.
Une bonne feuille de route commerciale crée une vision commune du travail à venir. Elle permet aux propriétaires et aux dirigeants d’investir derrière la vraie contrainte, plutôt que de réagir au problème le plus bruyant dans la pièce.
Si votre entreprise traverse un point d’inflexion commercial, parlons du résultat que vous cherchez à créer.
Entamons la conversation →Bâtir des moteurs commerciaux. Créer de la valeur d’entreprise.